Le GIEC en accord aux peuples autochtones

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Le GIEC en accord aux peuples autochtones
By: Peuples indigenes
12 August 2019
 

Le GIEC donne raison aux peuples autochtones et aux communautés locales* au sujet des changements climatiques. Déclaration au sujet du Rapport spécial du GIEC sur le changement climatique et les terres des peuples autochtones et des communautés locales de 42 pays couvrant 76% des forêts tropicales du monde

Les scientifiques les plus réputés du monde ont enfin reconnu ce que nous savons de longue date.

Nous – les peuples autochtones et les communautés locales – jouons un rôle essentiel dans la sauvegarde et l’entretien des terres et des forêts mondiales. Pour la première fois, le rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) publié aujourd’hui reconnaît que sécuriser nos droits constitue une solution de premier ordre à la crise climatique.

Le rapport affirme que reconnaître les droits des peuples autochtones, des communautés locales, et des femmes au sein de ces groupes, constitue une solution climatique susceptible d’être largement adoptée, et que tous les acteurs concernés devraient faire des peuples autochtones et des communautés locales leurs partenaires dans l’effort mondial pour la protection du climat. Nos connaissances traditionnelles et notre gestion durable des terres et des forêts sont d’importants atouts pour réduire les émissions dans le but de limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 degrés d’ici 2030. Nous prenons soin de nos terres et de nos forêts (et de la biodiversité qu’elles renferment) depuis des générations. Avec le soutien approprié, nous pourrons continuer à le faire pour les générations à venir.

Comme le reconnaît désormais le GIEC, de nombreuses études scientifiques démontrent notre rôle central en tant que gardiens des terres et des forêts du monde. Preuve est faite que :

1. Garantir les droits communautaires sur les terres et les ressources est essentiel à la gestion durable et à la conservation effective des forêts.[i] Les forêts qui appartiennent et/ou sont assignées par la loi aux peuples autochtones et aux communautés locales affichent :

  • Des taux réduits de déforestation et de dégradation forestière ;[ii]
  • Des risques réduits de conflits, d’appropriation illégale et de changements à grande échelle dans l’utilisation des terres et le couvert des sols ;[iii]
  • Des émissions réduites de dioxyde de carbone et un stockage de carbone plus important ;[iv]
  • Des investissements plus larges dans les activités de gestion des forêts ;[v]
  • Une meilleure conservation des forêts et de la biodiversité ;[vi]
  • Des efforts plus équitables et plus durables de réhabilitation forestière ;[vii]
  • Des avantages plus nombreux pour davantage de personnes ;[viii]et
  • Plus généralement, de meilleurs résultats sociaux, environnementaux et économiques que les forêts gérées par des entités publiques ou privées, y compris les aires protégées.[ix]

2. Nous administrons au moins 22% (218 gigatonnes) de l’ensemble du carbone contenu dans les forêts tropicales et subtropicales (stocké en surface et en sous-sol).

  • Au moins un tiers de ce total – et vraisemblablement plus – se situe dans des zones où nos droits fonciers ne sont pas légalement reconnus. Cette absence de reconnaissance juridique de nos droits expose nos forêts à des projets destructeurs de l’environnement, qui dévastent les forêts et libèrent des quantités massives de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.[x]
  • Reconnaître légalement nos droits fonciers et soutenir nos initiatives est crucial pour le succès des efforts mondiaux en matière d’atténuation des changements climatiques.[xi]

3. Les territoires des peuples autochtones se superposent sur environ 40% des aires protégées et sur plus de 65% des terres les plus éloignées et les moins habitées de la planète.[xii] Il est capital de protéger les droits des communautés sur les terres qu’elles administrent au regard du droit coutumier, afin de préserver la biodiversité mondiale, de conserver les écosystèmes menacés,[xiii] et de réhabiliter les terres dégradées.[xiv]

  • Les peuples autochtones et communautés locales sont aussi efficaces (voire plus efficaces) dans la protection de la biodiversité que les aires protégées gérées par les autorités publiques.[xv]
  • La diversité culturelle et la diversité biologiques sont étroitement liées : la sécurisation des droits fonciers est fondamentale pour nous permettre de gérer durablement la nature[xvi], et la protection de nos systèmes de connaissances traditionnelles est essentielle à la conservation de la biodiversité[xvii] et à la gouvernance effective de l’environnement au sens large.[xviii]

4. La liberté de nous gouverner nous-mêmes, de tirer parti de nos connaissances traditionnelles, et de nous adapter aux bouleversements des contextes qui sont les nôtres, est capitale pour un avenir plus durable et plus résilient du point de vue climatique[xix], en particulier à travers le leadership des femmes autochtones et rurales.[xx]

5. Et pourtant, nos contributions sont restées jusqu’à présent ignorées.[xxi] Bien que les peuples autochtones et les communautés locales soient les propriétaires coutumiers de plus de 50% des terres de la planète, les gouvernements ne nous reconnaissent officiellement de droits de propriété que sur 10% de ces terres.[xxii] Les femmes de nos communautés, qui assument de plus en plus des fonctions d’autorité, en tant que leaders, gestionnaires de forêts et piliers économiques, ont encore moins de chances de voir leurs droits reconnus.[xxiii]

  • Dans de nombreux endroits, l’infrastructure juridique est déjà en place pour reconnaître les droits : les forêts communautaires juridiquement reconnues comme telles ont augmenté de 40% (150 millions d’hectares) au cours des 15 dernières années. Cette avancée pourrait être plus que doublée (et bénéficier à 200 millions de personnes) si les législations existantes étaient dûment appliquées dans seulement quatre pays (la Colombie, la RDC, l’Inde et l’Indonésie).[xxiv]

Le fossé qui sépare nos droits coutumiers de ceux qui nous sont légalement reconnus aggrave notre vulnérabilité, et celle de nos territoires, face à la menace grandissante de la production agro-industrielle, des pratiques destructrices d’exploitation minière et forestière, et de l’implantation d’infrastructures à grande échelle. En outre, nous sommes de plus en plus criminalisés et confrontés à des violences en raison de nos efforts pour protéger la Terre-mère. Au moins365 défenseurs des droits fonciers ont été tués depuis la signature de l’Accord de Paris. Des milliers d’autres subissent des actes de violence et de harcèlement judiciaire.[xxv]

En revanche, lorsque nos droits sont respectés, nous offrons une alternative aux modèles économiques qui imposent des compromis entre l’environnement et le développement. Nos savoirs traditionnels et notre vision holistique de la nature nous permettent de nourrir les populations, de protéger nos forêts et de préserver la biodiversité mondiale. Le respect absolu de nos droits, et en particulier de ceux des femmes autochtones et rurales, constitue pour le monde la meilleure stratégie, que ce soit en termes de couverture territoriale et démographique, pour avancer vers ses objectifs en matière de climat et de développement.

Pour tirer profit de la solution que nous proposons, nous appelons les gouvernements, la communauté internationale et le secteur privé à se conformer au droit international et à adhérer au plus haut niveau de normes internationales et de bonnes pratiques, dans toutes les activités et investissements qu’ils conduisent sur les paysages ruraux. Avec cette idée en tête, nous appelons tous les acteurs concernés à :

1. Élargir significativement la reconnaissance de nos droits fonciers et forestiers en renforçant le soutien aux organisations autochtones, communautaires et civiles pour la mise en application des lois existantes et le développement de législations garantissant les droits. Cela comprend la reconnaissance des droits coutumiers des peuples autochtones et des communautés locales à gouverner leurs territoires.

2. Garantir nos droits en matière de consentement libre, informé et préalable (CLIP) dans le cadre d’un cycle continu d’engagement sur toutes les activités qui ont vocation à se dérouler sur nos terres, territoires et ressources coutumiers ou à les modifier.

3. Destiner en priorité les investissements bilatéraux et multilatéraux aux initiatives autochtones et communautaires associées aux efforts mondiaux de réduction des émissions issues de la déforestation, renforcer les efforts communautaires de conservation et de réhabilitation, et favoriser l’utilisation durable des terres et des forêts. Trouver de nouveaux moyens pour s’assurer que le financement international destiné à l`adaptation au changement climatique et l`atténuation de ses effets atteigne les communautés sur le terrain, qui sont les mieux placées pour en faire bon usage.

4. Mettre un terme à la criminalisation et à la persécution des peuples autochtones et des communautés locales qui défendent leurs terres, leurs forêts et leurs ressources naturelles.

5. Renforcer les partenariats existants ainsi que développer des nouveaux partenariats pour que nos connaissances traditionnelles et notre expérience pratique en matière de gestion foncière et forestière puissentéclairer les efforts actuels et futurs de lutte contre les changements climatiques.

6. Reconnaitre et renforcer les droits des femmes autochtones à posséder, gérer et contrôler les terres, forets et ressources qui font la base de leurs moyens de subsistance et sécurité alimentaire.

*Le droit international ne définit pas les communautés locales. Aux fins de la présente réponse, nous reconnaissons que le terme englobe les communautés - y compris les communautés de descendance africaine - qui ne s’identifient pas comme autochtones, mais qui partagent des caractéristiques sociales, culturelles et économiques qui les distinguent des autres parties de la communauté nationale, qui sont régis totalement ou partiellement par des coutumes ou des traditions qui leur sont propres et qui ont depuis longtemps des relations culturellement constitutives avec les terres et les ressources.

Déclaration originale

Image: Homme autochtone en Amazonie équatorienne. Source: Norad/Flickr.

Références :

[i] Agrawal, Arun. 2007. Forests, Governance, and Sustainability: Common Property Theory and its Contributions. International Journal of the Commons, 1(1), 111–136 ; Badini, Olivia Sanchez, Reem Hajjar, and Robert Kozak. 2018. Critical success factors for small and medium forest enterprises: A review. Forest Policy and Economics 94: 35–45; Baynes, Jack, John Herbohn, Carl Smith, Robert Fisher, and David Bray. 2015. Key factors which influence the success of community forestry in developing countries. Global Environmental Change 35: 226–238; Pagdee, Adcharaporn, Yeon-su Kim, and P.J. Daugherty. 2006. What Makes Community Forest Management Successful: A Meta-Study From Community Forests Throughout the World. Society & Natural Resources 19(1): 33–52; Robinson, Brian E., Margaret B. Holland, and Lisa Naughton-Treves. 2014. Does secure land tenure save forests? A meta-analysis of the relationship between land tenure and tropical deforestation. Global Environmental Change 29: 281–293; Seymour, Frances, Tony La Vina, and Kristen Hite. 2014. Evidence linking community-level tenure and forest condition: an annotated bibliography. Climate and Land Use Alliance.

[ii] Blackman, Allen, Leonardo Corral, Eirivelthon Santos Lima, and Gregory P. Asner. 2017. Titling indigenous communities protects forests in the Peruvian Amazon. PNAS, 114 (16) 4123–4128; Graziano Ceddia, M., Gunter, U., & Corriveau-Bourque, A. (2015). Land tenure and agricultural expansion in Latin America: The role of Indigenous Peoples’ and local communities’ forest rights. Global Environmental Change, 35, 316–322. Robinson et al., 2014; Wehkamp, J., Koch, N., Lübbers, S., & Fuss, S. (2018). Governance and deforestation—a meta-analysis in economics. Ecological Economics, 144, 214–227.

[iii] Blackman et al., 2017; Etchart, L. (2017). The role of indigenous peoples in combating climate change. Palgrave Communications, 3, 1–3.; Macqueen, Duncan, Anna Bolin, Martin Greijmans, Sophie Grouwels, and Shoana Humphries. 2018. Innovations towards prosperity emerging in locally controlled forest business models and prospects for scaling up. World Development; Pokorny, B., P. Pacheco, P. O. Cerutti, T. B. van Solinge, G. Kissinger, and L. Tacconi. 2016. Drivers of Illegal and Destructive Forest Use. IUFRO World Series 35; Vasco, Cristian, Bolier Torres, Pablo Pacheco, and Verena Griess. The socioeconomic determinants of legal and illegal smallholder logging: Evidence from the Ecuadorian Amazon. Forest Policy and Economics 78: 133–140.

[iv] Blackman, Allen, and Peter Veit. 2018. Titled Amazon Indigenous Communities Cut Forest Carbon Emissions. Ecological Economics 153: 56–57; Chhatre, Ashwini and Arun Agrawal. 2009. `Trade-offs and synergies between carbon storage and livelihood benefits from forest commons. PNAS, 106 (42) 17667–17670; Ding, H., Veit, P. G., Blackman, A., Gray, E., Reytar, K., Altamirano, J. C., … Org, W. R. I. (2016). Climate Benefits, Tenure Costs. The Economic Case for Securing Indigenous Land Rights in the Amazon. World Resources Institute: Washington D.C.; Nolte, Christoph, Arun Agrawal, Kirsten M. Silvius, and Britaldo S. Soares-Filho. 2016. Governance regime and location influence avoided deforestation success of protected areas in the Brazilian Amazon. PNAS, 110 (13) 4956–4961; Stevens, Jens T., Hugh D. Safford, Andrew M. Latimer. 2014. Wildfire-contingent effects of fuel treatments can promote ecological resilience in seasonally dry conifer forests. Canadian Journal of Forest Research, 44(8): 843–854.

[v] Badini et al., 2018 ; Seymour et al., 2014.

[vi] Garnett, Stephen T., Neil D. Burgess, John E. Fa, Álvaro Fernández-Llamazares, Zsolt Molnár, Cathy J. Robinson, James EM Watson et al. 2018. A spatial overview of the global importance of Indigenous lands for conservation. Nature Sustainability 1: 369–374; IPBES. (2019). Global assessment report on biodiversity and ecosystem services of the Intergovernmental Science – Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services. E. S. Brondizio, J. Settele, S. Díaz, and H. T. Ngo (editors) IPBES Secretariat. Bonn, Germany; Paneque-Gálvez, Jaime, Irene Pérez-Llorente, Ana Catarina Luz, Maximilien Guèze, Jean-François Mas, Manuel J. Macía, Martí Orta-Martínez, and Victoria Reyes-García. 2018. High overlap between traditional ecological knowledge and forest conservation found in the Bolivian Amazon. Ambio 47(8): 908–923.; Robinson, B. E., Masuda, Y. J., Kelly, A., Holland, M. B., Bedford, C., Childress, M., … Veit, P. (2018). Incorporating Land Tenure Security into Conservation. Conservation Letters, 11(2); Schleicher, Judith, Carlos A. Peres, Tatsuya Amano, William Llactayo, and Nigel Leader-Williams. 2017. Conservation performance of different conservation governance regimes in the Peruvian Amazon. Scientific Reports 7(1): 11318.

[vii] Cronkleton, P., Y. Artati, H. Baral, K. Paudyal, M. R. Banjane, J.L. Liu, T.Y. Tu, L. Putzel, E. Birhane, and H. Kassa. How do property rights reforms provide incentives for forest landscape restoration? Comparing evidence from Nepal, China and Ethiopia. International Forestry Review 19(4): 8–23; McLain, R., Lawry, S., Guariguata, M. R., & Reed, J. (2018). Toward a tenure-responsive approach to forest landscape restoration: A proposed tenure diagnostic for assessing restoration opportunities. Land Use Policy.

[viii] Arce, J. J. C. (2019). Forests, inclusive and sustainable economic growth and employment. United Nations Forum on Forests. Retrieved from https://www.un.org/esa/forests/wp-content/uploads/2019/04/UNFF14-BkgdStudy-SDG8-March2019.pdf; Chhatre & Agrawal, 2009.

[ix] Dudley, Nigel, Holly Jonas, Fred Nelson, Jeffrey Parrish, Aili Pyhälä, Sue Stolton, and James EM Watson. 2018. The essential role of other effective area-based conservation measures in achieving big bold conservation targets. Global ecology and conservation 15 4–24 ; fSeymour et al., 2014 ; Stevens et al., 2014.

[x] Initiative des droits et ressources, Woods Hole Research Center, World Resources Institute, Environmental Defense Fund, Aliansi Masyarakat Adat Nusantara, Alianza Mesoamericana de Pueblos y Bosques, and Coordinadora de las Organizaciones Indígenas de la Cuenca Amazónica. 2018. Un référentiel global des stocks de carbone dans les territoires collectif. Initiative des droits et ressources : Washington D.C. Disponible (en anglais) sur : https://rightsandresources.org/en/publication/global-baseline-carbon-storage-collective-lands/.

[xi] Larson, Anne M., Maria Brockhaus, William D. Sunderlin, Amy Duchelle, Andrea Babon, Therese Dokken, Thu Thuy Pham et al. 2013. Land tenure and REDD+: The good, the bad and the ugly. Global Environmental Change 23(3): 678–689; Naughton-Treves, Lisa, and Kelly Wendland. 2014. Land tenure and tropical forest carbon management. World Development 55: 1–6 ; Seymour et al., 2014 ; Sunderlin, William D., Claudio de Sassi, Erin O. Sills, Amy E. Duchelle, Anne M. Larson, Ida Aju Pradnja Resosudarmo, Abdon Awono, Demetrius Leo Kweka, and Thu Ba Huynh. Creating an appropriate tenure foundation for REDD+: The record to date and prospects for the future. World Development 106: 376–392.

[xii] Garnett et al., 2018.

[xiii] Dinerstein, E., C. Vynne, E. Sala, A. R. Joshi, S. Fernando, T. E. Lovejoy, J. Mayorga et al. 2019. A Global Deal For Nature: Guiding principles, milestones, and targets. Science Advances 5(4): 28–69 ; Dudley, Nigel, Holly Jonas, Fred Nelson, Jeffrey Parrish, Aili Pyhälä, Sue Stolton, and James EM Watson. The essential role of other effective area-based conservation measures in achieving big bold conservation targets. 2018. Global Ecology and Conservation 15 ; Ellis, Erle C., and Zia Mehrabi. Half Earth: Promises, Pitfalls, and Prospects of Dedicating Half of Earth’s Land to Conservation. 2019. Current Opinion in Environmental Sustainability 38: 22–30 ; Watson, James EM, and Oscar Venter. 2017. Ecology: a global plan for nature conservation. Nature 550: 48–49.

[xiv] Reyes-García, V., Fernández-Llamazares, Á., McElwee, P., Molnár, Z., Öllerer, K., Wilson, S. J., & Brondizio, E. S. (2019). The contributions of Indigenous Peoples and local communities to ecological restoration. Restoration Ecology, 27(1), 3–8.

[xv] Corrigan, C., Bingham, H., Shi, Y., Lewis, E., Chauvenet, A., & Kingston, N. (2018). Quantifying the contribution to biodiversity conservation of protected areas governed by indigenous peoples and local communities. Biological Conservation, 227, 403–4212.; IPBES. (2019). Global assessment report on biodiversity and ecosystem services of the Intergovernmental Science – Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services. E. S. Brondizio, J. Settele, S. Díaz, and H. T. Ngo (editors) IPBES Secretariat. Bonn, Germany. Porter-Bolland, L., E.A. Ellis, M.R. Guariguata, I. Ruiz-Mallen, S. Negrete-Yankelevich, and V. Reyes-Garcıa. 2012. Community managed forests and forest protected areas: An assessment of their conservation effectiveness across the tropics. Forest Ecology and Management 268: 6–17.; Schleicher, J., Peres, C. A., Amano, T., Llactayo, W., & Leader-Williams, N. (2017). Conservation performance of different conservation governance regimes in the Peruvian Amazon. Scientific Reports, 7(11318).

[xvi] Larson, A. M. and Springer, J. 2016. Recognition and Respect for Tenure Rights. NRGF Conceptual Paper. Gland, Switzerland: IUCN, CEESP and CIFOR.

[xvii] Aswani, S., Lemahieu, A., & Sauer, W. H. (2018). Global trends of local ecological knowledge and future implications. PloS One, 13(4): e0195440.; Brigitte Baptiste, Diego Pacheco, Manuela Carneiro da Cunha and Sandra Diaz (eds.) (2016) Knowing our Lands and Resources: Indigenous and Local Knowledge of Biodiversity and Ecosystem Services in the Americas. Knowledges of Nature 11. UNESCO: Paris. pp. 200.; IPBES 2019;

[xviii] Mistry, J., & Berardi, A. (2016). Bridging indigenous and scientific knowledge. Science, 352(6291), 1274–1275.; Mistry, J., Berardi, A., Tschirhart, C., Bignante, E., Haynes, L., Benjamin, R., … Davis, O. (2016). Community owned solutions: identifying local best practices for social-ecological sustainability. Ecology and Society, 21(2).; Paneque-Gálvez, J., Pérez-Llorente, I., Luz, A. C., Guèze, M., Mas, J. F., Macía, M. J., … Reyes-García, V. (2018). High overlap between traditional ecological knowledge and forest conservation found in the Bolivian Amazon. Ambio.

[xix] Anderies, John M., and Marco A. Janssen. 2013. Robustness of social‐ecological systems: Implications for public policy. Policy Studies Journal 41(3): 513–536; Dietz, Thomas, Elinor Ostrom, and Paul C. Stern. 2003. The struggle to govern the commons. Science 302: 1907–1912; Folke, Carl, Thomas Hahn, Per Olsson, and Jon Norberg. 2003. Adaptive governance of social-ecological systems. Annual Review of Environment and Resources 30: 441–473.); Chanza, N., & De Wit, A. (2016). Enhancing climate governance through indigenous knowledge: Case in sustainability science. South African Journal of Science, 112(3/4), 1–7.; Mistry & Berardi (2016); Ostrom, E. (2010). Beyond Markets and States: Polycentric Governance of Complex Economic Systems. American Economic Review, 100(June), 641–672.

[xx] Alvarez, I., & Lovera, S. (2016). New Times for Women and Gender Issues in Biodiversity Conservation and Climate Justice. Development, 59(3), 263–265.

[xxi] Initiative des droits et ressources et al., 2018; Hein, Jonas, Alejandro Guarin, Ezra Frommé, and Pieter Pauw. 2018. Deforestation and the Paris Climate Agreement An Assessment of REDD+ in the National Climate Action Plans. Forest Policy and Economics 90: 7–11 ; Initiative des droits et ressources. 2016. Indigenous Peoples & Local Community Tenure in the INDCs: Status and Recommendations. Initiative des droits et ressources, Washington D.C. Disponible (en anglais) sur:

https://rightsandresources.org/en/publication/indigenous-peoples-local-community-tenure-indcs/.

[xxii] Initiative des droits et ressources (2015). À qui appartiennent les terres du monde ? Un référentiel global des droits fonciers communautaires et autochtones officiellement reconnus. RRI : Washington, DC.

[xxiii] Initiative des droits et ressources. 2017. Pouvoir et potentiel : Analyse comparative des législations et règlementations nationales relatives aux droits des femmes sur les forêts communautaires. RRI : Washington, D.C.

[xxiv] Initiative des droits et ressources. 2018. À la croisée des chemins : Tendances dominantes dans la reconnaissance des droits fonciers communautaires entre 2002–2017. RRI : Washington, D.C.

[xxv] Nations Unies. Conseil aux droits de l’homme. 2018. Report of the Special Rapporteur on the rights of Indigenous Peoples – Attacks and criminalization of indigenous human rights defenders. A/HRC/39/18. Disponible (en anglais) sur : www.theyshouldhaveknownbetter.com.

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